ESPACE PÉDAGOGIQUE
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Avant la visite, une mise en condition ludique est proposée avec la projection d’une vidéo-animation qui initie à la formation de la cavité et à l’art préhistorique.
FORMATION DE LA CAVERNE DE VILLARS
Située sur le versant ouest du massif du Cluzeau, la grotte de Villars est une caverne naturelle. Elle s’est formée dans une roche calcaire, ce qui fait d’elle une caverne « karstique »
Sa formation commence il y a plus de 150 millions d’années, à l’ère secondaire, plus précisément au « jurassique ». A cette époque, les eaux recouvrent ce territoire que l’on nommera plus tard… la France.
Au fond de l’océan, les dépôts lacustres de sédiments marins, forment lentement une couche de calcaire. Durant des dizaines de millions d’années, les calcaires crétacés se déposent dans la région où nous nous trouvons.
Puis la croûte terrestre se plisse, se gondole sous l’effet du mouvement des plaques continentales. Les Pyrénées et les Alpes se forment et ces nouvelles terres repoussent peu à peu les eaux. Lorsque la mer se retire définitivement apparaissent à l’air libre les couches sédimentaires.
L’ère tertiaire apporte une succession de climats provoquant de fortes érosions. Puis au quaternaire, le paysage actuel prend forme, les vallées se creusent, laissant les alluvions tertiaires sur les sommets des coteaux. De cette lointaine période, il nous reste aujourd’hui les massifs calcaires, ou causses du Lot et du Périgord.
Dès que les calcaires ont émergés à l’air libre, ils ont été soumis à l’action des phénomènes météorologiques, notamment la pluie.
Erosion mécanique, mais également chimique, car en tombant sur le sol au contact de l’humus des végétaux, l’eau se charge en gaz carbonique et devient légèrement acide.
Ces eaux acides dissolvent lentement le calcaire soluble et creusent ainsi des galeries, des cavernes, des gouffres.
FORMATION DES CONCRÉTIONS
L’eau saturée en bicarbonate de calcium arrive dans la caverne par les fissures de la roche et dépose son bicarbonate de calcium selon deux processus :
- par dégazage du gaz carbonique et par précipitation du bicarbonate de calcium, lequel sèche et se cristallise en calcite.
- par évaporation et dépôt : l’eau s’évapore et la calcite se cristallise naturellement formant peu à peu une concrétion.
Ce dépôt entraîne la formation de concrétions très variées : stalactites, stalagmites, colonnes, draperies, excentriques, bénitiers…
L’écoulement goutte à goutte, très fréquent, façonne la stalactite au plafond et à sa verticale la stalagmite, sur le plancher des galeries et des salles.
Lorsqu’une stalactite rejoint la stalagmite née au dessous d’elle, on obtient une colonne.
Les excentriques constituent un type particulier de stalactites. Elles sont réalisées par une cristallisation en voile autour de la goutte d’eau. L’écoulement continu génère à partir des plafonds et des parois de grandes coulées de calcite parfois épaisses qui tapissent la paroi. La draperie est une forme ondulée, accrochée à la voûte, comme une stalactite, mais qui s’allonge vers les parois en ne prenant qu’une faible épaisseur.
VILLARS – GROTTE PRÉHISTORIQUE ORNÉE
Il y a environ 18 500 ans, les hommes de Cro-Magnon fréquentent le vallon du Trincou et le massif du Cluzeau. Ce sont des chasseurs-cueilleurs nomades.
Ces hommes préhistoriques ont développé un univers culturel complexe qui s’exprime notamment à travers l’expression artistique.
Les spécialistes de l’art préhistorique connaissent désormais les techniques appliquées par nos ancêtres pour réaliser leurs chefs d’oeuvre. Les artistes Magdaléniens ont utilisé les parois les plus plates et les plus sèches pour exécuter leurs peintures profitant parfois de la forme de la roche pour donner du relief à leurs représentations.
Dans cette grotte, l’homme préhistorique a utilisé du manganèse (pigment naturel de couleur noire) réduit en poudre et mélangé à un liant, peut-être de la graisse animale fondue.
Il a également employé de l’ocre (roche dont la couleur va du brun au rouge).
Plusieurs techniques d’application ont été employées : application avec le doigt au pinceau de poils ou soufflé en poudre sur la paroi.
A Villars de nombreux chevaux sont représentés, mais on peut voir aussi des bouquetins, des bisons et une représentation humaine.




